« Le bossu », Une pêche et un bouquet   

Une pêche et un bouquet

La figure de M. le prince de Gonzague parut à chacun sévère et même soucieuse. On posa les verres sur la table et le sourire s'évanouit.

– Cousin, dit Chaverny retombé au fond de son fauteuil, je vous attendais… pour vous parler un peu de ma position.

Gonzague vint jusqu'à la table et lui prit le verre qu'il était en train de porter à ses lèvres.

– Ne bois plus ! dit-il d'un ton sec.

– Par exemple ! protesta Chaverny.

Gonzague jeta le verre par la fenêtre et répéta : – Ne bois plus.

Chaverny le regardait avec de gros yeux étonnés. Les convives se rassirent. La pâleur avait déjà remplacé sur plus d'un visage les belles couleurs de l'ivresse naissante.

Il y avait une pensée qu'on avait tenue à l'écart depuis le commencement de cette fête, mais qui planait dans l'air.

L'aspect soucieux de Gonzague la ramenait.

Peyrolles essaya de se glisser vers son maître, mais dona Cruz le prévint.

– Un mot, s'il vous plaît, monseigneur, dit-elle.

Gonzague lui baisa la main et la suivit à l'écart.

– Que veut dire cela ? murmura Nivelle.

– Je crois, ajouta Cidalise, que nous n'aurons pas les violons.

– Ce ne peut être une banqueroute, insinua la Desbois; Gonzague est trop riche.

– On voit des choses si étranges ! répliqua Nivelle. Ces messieurs ne se mêlaient point de l'entretien. La plupart avaient les yeux sur la nappe et semblaient réfléchir.

Chaverny seul chantait je ne sais quel pont neuf égrillard, et ne prenait point garde à cette sombre inquiétude qui venait d'envahir tout à coup le salon. Oriol grommela à l'oreille de Peyrolles : – Est-ce que nous aurions de mauvaises nouvelles ?

Le factotum lui tourna le dos.

– Oriol ! appela Nivelle.

Le gros petit traitant se rendit à l'ordre aussitôt, et la fille du Mississipi lui dit : – Quand le prince en aura fini avec cette petite, vous irez lui dire que nous demandons les violons.

– Mais…, voulut objecter Oriol.

– La paix ! Vous irez, je le veux ! Le prince n'avait pas fini; et, à mesure que le silence durait, l'impression de gêne et de tristesse devenait plus évidente. Ce n'était pas une franche gaieté que celle qui avait régné dans cet essai d'orgie.

Si le lecteur a pu croire que nos gens se divertissaient de bon cœur, c'est que nous n'avons point réussi dans notre peinture. Ils avaient fait ce qu'ils avaient pu. Le vin avait monté le diapason des voix et rougi les visages; mais l'inquiétude n'avait pas cessé d'exister un seul instant derrière les éclats de rire de cette joie mensongère. Et, pour la faire tomber à plat, toute cette allégresse factice, il avait suffi du sourcil froncé de Gonzague. Ce que le gros Oriol avait dit, tout le monde le pensait : il y avait de mauvaises nouvelles.

Gonzague baisa une seconde fois la main de dona Cruz.

– Avez-vous confiance en moi ? lui dit-il d'un accent paternel.

– Certes, monseigneur, répondit la gitana, dont le regard était suppliant; mais c'est ma seule amie, ma sœur !

– Je ne sais rien vous refuser, chère enfant. Dans une heure, quoi qu'il arrive, elle aura sa liberté.

– Est-ce vrai, cela, monseigneur ? s'écria dona Cruz toute joyeuse; laissez-moi lui annoncer ce grand bonheur.

– Non, pas maintenant. Restez. Lui avez-vous dit mon désir ?

– Ce mariage ? Oui, sans doute; mais elle a de vives répugnances.

– Monseigneur, balbutia Oriol, qu'un signe impérieux de la Nivelle avait mis en mouvement, pardon si je vous dérange, mais ces dames réclament les violons.

– Laissez ! dit Gonzague, qui l'écarta de la main.

– Il y a quelque chose ! murmura Nivelle.

Gonzague reprit en serrant les deux mains de dona Cruz : – Je ne vous dis plus qu'un mot : j'aurais voulu sauver celui qu'elle aime.

– Mais monseigneur, s'écria dona Cruz, si vous vouliez m'expliquer en quoi ce mariage est utile à M. de Lagardère, je rapporterais vos paroles à la pauvre Aurore.

– C'est un fait, interrompit Gonzague; je ne puis rien ajouter à mon affirmation. Pensez-vous que je sois le maître des événements ?

En tout cas, je vous promets qu'il n'y aura point de contrainte.

Il voulut s'éloigner; dona Cruz le retint.

– Je vous en prie, dit-elle, donnez-moi la permission de retourner près d'elle. Vos réticences me font peur.

– En ce moment, répondit Gonzague, j'ai besoin de vous.

– De moi ? répéta la gitana étonnée.

– Il va se dire ici des paroles que ces dames ne doivent point entendre.

– Et moi, les entendrai-je ?

– Non. Ces paroles n'ont point trait à votre amie. Vous êtes ici chez vous; faites votre devoir de maîtresse de maison; emmenez ces dames dans le salon de Mars.

– Je suis prête à vous obéir, monseigneur.

Gonzague la remercia et regagna la table. Chacun cherchait à lire sur son visage. Il fit signe à Nivelle, qui s'approcha de lui.

– Vous voyez bien cette enfant, dit-il, en montrant dona Cruz, qui restait toute pensive à l'autre bout du salon, tâchez de la distraire, et faites qu'elle ne prête pas attention à ce qui va se passer ici.

– Vous nous chassez, monseigneur ?

– Tout à l'heure on vous rappellera. Il y a dans le petit salon une corbeille de mariage.

– J'ai compris, monseigneur. Nous donnez-vous Oriol ?

– Non, pas même Oriol. Allez !

– Mes belles petites, dit la Nivelle, voici dona Cruz qui veut nous emmener voir la toilette de la mariée.

Ces dames se levèrent toutes à la fois et entrèrent précédées par la gitana, dans le petit salon de Mars, qui faisait face au boudoir où nous avons vu naguère les deux amies. Il y avait, en effet, dans le petit salon une corbeille de mariage. Ces dames l'entourèrent.

Gonzague donna un coup d'oeil à Peyrolles, qui alla fermer la porte derrière elles. A peine la porte fut-elle fermée, que dona Cruz s'en rapprocha; mais la Nivelle courut à elle et la ramena par la main.

– C'est à vous de nous montrer tout cela, bel ange, dit-elle; nous ne vous tenons pas quitte.

Dans le salon, il n'y avait plus que des hommes.

Gonzague vint prendre place au milieu d'un silence profond. Ce silence même éveilla le petit marquis de Chaverny.

Et comme personne ne répondait : – Je me souviens, murmura-t-il en se parlant à lui-même, que j'ai vu deux ravissantes créatures dans le jardin. Mais dois-je vraiment épouser l'une d'elles, ou n'est-ce qu'un rêve ? Ma fois ! je n'en sais rien. Cousin, interrompit-il brusquement, il fait lugubre ici ! je vais avec les dames.

– Reste ! ordonna Gonzague.

Puis, promenant son regard sur l'assemblée : – Avons-nous notre sang-froid, messieurs ? demanda-t-il.

– Tout notre sang-froid, lui fut-il répondu.

– Pardieu ! s'écria Chaverny, c'est toi, cousin, qui as voulu nous faire boire ! il avait raison. Le mot sang-froid avait ici pour Gonzague une signification purement relative. Il lui fallait des têtes échauffées et des bras sains.

Excepté Chaverny, tout le monde était à point.

Gonzague avait déjà regardé le petit marquis en secouant la tête d'un air mécontent. Il consulta la pendule et reprit : – Nous avons juste une demi-heure pour causer. Trêve de folies; je parle pour vous, marquis.

Celui-ci, au moment où Gonzague lui avait ordonné de rester, s'était rassis, non sur un siège, mais sur la table.

– Ne vous inquiétez pas de moi, mon cousin, dit-il en prenant la gravité des ivrognes; souhaitez seulement que personne ici ne soit plus gris que moi, Je suis préoccupé de ma position; c'est tout simple.

– Messieurs, interrompit Gonzague, nous nous passerons de lui s'il le faut, Voici le fait. En ce moment, une jeune fille nous gêne, nous gêne, entendez-vous ? nous gêne tous; car nos intérêts sont désormais unis bien plus étroitement que vous ne pensez; on peut dire que votre fortune est la mienne, j'ai pris mes mesures pour que le lien qui nous unit fût une véritable chaîne.

– Nous ne saurions tenir de trop près à monseigneur, dit Montaubert.

– Certes, certes, fit-on, Mais il n'y avait pas d'élan.

– Cette jeune fille… reprit Gonzague.

– Puisque les circonstances semblent s'aggraver, dit Navailles, nous avons le droit de chercher la lumière.

Cette jeune fille enlevée hier par vos hommes est-elle la même que celle dont on parlait chez M. le régent ?

– Celle que M. de Lagardère avait promis de conduire au Palais Royal ? ajouta Choisy.

– Mlle de Nevers, enfin ? conclut Nocé.

On vit Chaverny changer de visage. On l'entendit répéter tout bas et d'un accent étrange : – Mlle de Nevers ! Gonzague fronça le sourcil.

– Que vous importe son nom ? dit-il avec un mouvement de colère; elle nous gêne, elle doit être écartée de notre chemin.

On fit silence. Chaverny prit son verre; mais il le déposa sans avoir bu. Gonzague poursuivit : – J'ai horreur du sang, messieurs mes amis, autant et plus que vous. L'épée ne m'a jamais réussi. En conséquence, je ne veux plus de l'épée; je suis pour la douceur. Chaverny, je dépense cinquante mille écus et les frais de ton voyage pour garder la paix de ma conscience.

– C'est cher, grommela Peyrolles.

– Je ne comprends pas, dit Chaverny.

– Tu vas comprendre. Je laisse une chance à cette belle enfant.

– Est-ce Mlle de Nevers ? demanda le petit marquis reprenant machinalement son verre.

– Si tu lui plais… commença Gonzague au lieu de répondre.

– Quant à cela, interrompit Chaverny en buvant, on lui plaira.

– Tant mieux ! En ce cas, elle t'épousera de son plein gré.

– Je ne le veux pas autrement, dit Chaverny.

– Ni moi non plus, fit Gonzague, qui avait aux lèvres un sourire équivoque. Une fois marié, tu emmènes ta femme au fond de quelque province, et tu fais durer la lune de miel éternellement, à moins que tu ne préfères revenir seul, dans un temps moral.

– Et si elle refuse ? demanda le petit marquis.

– Si elle refuse, ma conscience ne me reprochera rien, elle sera libre.

Gonzague baissa les yeux malgré lui en prononçant ce dernier mot.

– Vous disiez, murmura Chaverny, qu'elle n'avait qu'une chance.

Si elle accepte ma main, elle vit; si elle refuse, elle est libre. Je ne comprends pas.

– C'est que tu es ivre, répliqua sèchement Gonzague.

Les autres gardaient un silence profond. Sous ces lustres étincelants qui éclairaient les riantes peintures du plafond et des murailles, parmi ces flacons vides et ces fleurs fanées, je ne sais quelle sinistre impression planait.

De temps en temps, on entendait le rire des femmes dans le salon voisin. Ce rire faisait mal. Gonzague seul avait le front haut et la gaieté aux lèvres.

– Vous, messieurs, reprit-il, je suis sûr que vous me comprenez ?

Personne ne répondit, pas même ce coquin endurci, M. de Peyrolles.

– Il faut donc une explication, continua Gonzague en souriant; elle sera courte, car nous n'avons pas le temps.

Posons d'abord l'axiome de la situation : l'existence de cette enfant nous ruine de fond en comble. Ne prenez pas ces airs sceptiques; cela est. Si demain je perdais l'héritage de Nevers, après-demain nous serions en fuite.

– Nous ! se récria-t-on de toutes parts.

– Vous, mes maîtres, repartit Gonzague, qui se redressa; vous tous, sans exception. Il ne s'agit plus de vos anciennes peccadilles. Le prince de Gonzague a suivi la mode : il a des livres comme le moindre marchand, vous êtes tous sur les livres du prince de Gonzague. Peyrolles sait arranger admirablement ces choses-là ! Ma banqueroute entraînerait votre perte complète.

Tous les regards se tournèrent vers Peyrolles qui ne broncha pas.

– En outre, poursuivit le prince, après ce qui s'est passé hier…

Mais point de menaces ! interrompit-il; vous êtes liés solidement, voilà tout, et vous me suivrez dans l'adversité comme des compagnons fidèles. Il s'agit donc de savoir si vous êtes bien pressés de me donner cette marque de dévouement ?

On ne répondit point encore. Le sourire de Gonzague devint plus ouvertement railleur.

– Vous voyez bien que vous me comprenez, dit-il; avais-je tort de compter sur votre intelligence ? La jeune fille sera libre. Je l'ai dit, je le maintiens, libre de sortir d'ici, d'aller où bon lui semblera, oui, messieurs. Cela vous étonne ?

Tous les yeux stupéfaits l'interrogeaient. Chaverny buvait lentement et d'un air sombre. Il y eut un long silence. Gonzague emplit pour la première fois son verre et ceux de ses voisins.

– Je vous l'ai dit souvent, messieurs mes amis, reprit-il d'un ton léger, les bonnes coutumes, les belles manières, la poésie splendide, les parfums exquis, tout cela nous vient d'Italie. On n'étudie pas assez l'Italie. Écoutez, et tâchez de profiter.

Il but une gorgée de champagne, et continua : – Voici une anecdote de ma jeunesse; douces années qui ne reviennent plus. Le comte Annibal Canozza, des princes Amalfi, était mon cousin, un joyeux vivant, ma foi ! et qui fit avec moi plus d'une équipée. Il était riche, très riche. Jugez-en : il avait, mon cousin Annibal, quatre châteaux sur le Tibre, vingt fermes en Lombardie, deux palais à Florence, deux à Milan, deux à Rome, et toute la célèbre vaisselle d'or des cardinaux Allaria, nos oncles vénérés. J'étais l'héritier unique et direct de mon cousin Canozza mais il n'avait que vingt-sept ans et promettait de vivre un siècle. Je ne vis jamais plus belle santé que la sienne. Vous prenez froid, messieurs mes amis; buvez, je vous prie, une rasade pour vous remettre le cœur.

On obéit; on avait besoin de cela.

– Un soir, poursuivit M. le prince de Gonzague, j'invitai mon cousin Canozza à ma vigne de Spolète, un site enchanteur, et des treilles ! ah ! quelles treilles ! Nous passâmes la soirée sur la terrasse, humant la brise parfumée, et causant, je crois, de l'immortalité de l'âme.

Canozza était un stoïcien, sauf le vin et les femmes. Il me quitta frais et dispos, par un beau clair de lune. Il me semble le voir encore monter dans son carrosse.

Assurément, il était libre, n'est-ce pas ? bien libre d'aller, lui aussi, où bon lui semblerait : à un bal, à un souper, il y a de tout cela en Italie, à un rendez-vous d'amour, mais libre aussi d'y rester…

Il acheva son verre. Et, comme tous les yeux l'interrogeaient, il termina : – Le comte Canozza, mon cousin, usa de cette dernière liberté ! il y resta.

Un mouvement se fit parmi les convives. Chaverny serra son verre convulsivement.

– Il y resta ! répéta-t-il.

Gonzague prit une pêche dans une corbeille de fruits, et la lui jeta.

La pêche resta sur les genoux du petit marquis.

– Étudie l'Italie, cousin ! reprit Gonzague.

Puis, se ravisant : – Chaverny, continua-t-il, est trop ivre pour me comprendre, et c'est peut-être tant mieux; étudiez l'Italie, messieurs.

En parlant, il roulait des pèches à la ronde. Chaque convive en avait une. Puis il dit d'un ton bref et sec : – J'avais oublié de mentionner cette circonstance frivole : avant de me quitter, le comte Annibal Canozza, mon cousin, avait partagé une pêche avec moi.

Chaque convive déposa précipitamment le fruit qu'il tenait à la main. Gonzague emplit de nouveau son verre.

Chaverny fit de même.

– Étudiez l'Italie, répéta pour la troisième fois le prince; là seulement on sait vivre. Il y a cent ans qu'on ne se sert plus du stylet, idiot. A quoi bon la violence ? En Italie, par exemple, vous désirez écarter une jeune fille qui fait obstacle sur votre route, c'est notre cas, vous faites choix d'un galant homme qui consent à l'épouser et à l'emmener je ne sais où. Très bien; c'est encore notre cas. Accepte-telle, tout est dit. Refuse-t-elle, c'est son droit, en Italie comme ici; alors vous vous inclinez jusqu'à terre, demandant pardon de la liberté grande. Vous la reconduisez avec respect. Tout en la reconduisant, par galanterie pure, vous lui faites accepter un bouquet…

Ce disant, M. de Gonzague prit un bouquet de fleurs naturelles au surtout qui ornait la table.

– Peut-on refuser un bouquet ? poursuivit-il en arrangeant les fleurs. Elle s'éloigne, libre assurément tout comme mon cousin Annibal, d'aller où bon lui semblera, chez son amant, chez son amie, chez elle, mais libre aussi d'y rester.

Il tendit le bouquet. Tous les convives reculèrent en frémissant.

– Elle y reste ? fit Chaverny entre ses dents serrées.

– Elle y reste, prononça froidement Gonzague qui le regardait en face.

Chaverny se leva.

– Ces fleurs sont empoisonnées ? s'écria-t-il.

– Assieds-toi, fit Gonzague en éclatant de rire; tu es ivre.

Chaverny passa sa main sur son front, qui dégouttait de sueur.

– Oui, murmura-t-il, je dois être ivre. S'il en était autrement…

Il chancela. Sa tête tournait.

 

Table des matières

Titre

Le petit parisien

Première partie - Les maîtres en fait d’armes

La Vallée de Louron

Cocardasse et Passepoil

Les trois Philippe

Le petit Parisien

La botte de Nevers

La fenêtre basse

Deux contre vingt

Les maîtres en fait d’armes

Deuxième partie - L’hôtel de Nevers

La maison d’or

Deux revenants

Les enchères

Largesses

Où est expliquée l’absence de Faënza et de Saldagne

Dona Cruz

Le prince de Gonzague

La veuve de Nevers

Le plaidoyer

J’y suis

Où le bossu se fait inviter au bal de la Cour

Troisième partie - Les Mémoires d’Aurore

La maison aux deux entrées

Souvenirs d’enfance

La gitana

Où Flor emploie un charme

Où Aurore s’occupe d’un petit marquis

En mettant le couvert

Maître Louis

Deux jeunes filles

Les trois souhaits

Deux dominos

Lagardère !

Première partie - Le Palais-Royal

Sous la tente

Entretien particulier

Un coup de lansquenet

Souvenirs des trois Philippe

Les dominos roses

La fille du Mississipi

La charmille

Autre tête-à-tête

Où finit la fête

Guet-apens

Deuxième partie - Le contrat de mariage

Encore la Maison d’Or

Un coup de Bourse sous la Régence

Caprice de bossu

Gascon et Normand

L’invitation

Le salon et le boudoir

Une place vide

Une pêche et un bouquet

Le neuvième coup

Triomphe du bossu

Fleurs d’Italie

La fascination

La signature du contrat

Troisième partie - Le témoignage du mort

La chambre à coucher du régent

Plaidoyer

Trois étages de cachots

Vieilles connaissances

Cœur de mère

Condamné à mort

Dernière entrevue

Anciens gentilshommes

Le mort parle

Amende honorable