« Le bossu », Entretien particulier   

Entretien particulier

La silhouette de Philippe d'Orléans et celle de son bossu ne se montrèrent plus aux rideaux du cabinet. Le prince venait de se rasseoir; le bossu restait devant lui, dans une attitude respectueuse mais ferme.

Le cabinet du régent avait quatre fenêtres; deux sur la cour des Fontaines. On y arrivait par trois entrées, dont l'une était publique, la grande antichambre, les deux autres dérobées. Mais c'était là le secret de la comédie. Après l'Opéra, ces demoiselles, bien qu'elles n'eussent à traverser que la Cour-aux-Ris, arrivaient à la porte du duc d'Orléans, précédées de lanternes à manche, se faisaient battre la porte à toutes volées; Cossé, Brissac, Gonzague, Lafare et le marquis de Bonnivet, ce bâtard de Gouffier que la duchesse de Berri avait pris à son service « pour avoir un outil à couper les oreilles », venaient frapper à l'autre porte en plein jour.

L'une de ces issues s'ouvrait sur la Cour-aux-Ris, l'autre sur la cour des Fontaines, déjà dessinée en partie par la maison du financier Maret de Fontbonne, et le pavillon Réault. La première avait pour concierge une brave vieille, ancienne chanteuse de l'Opéra; la seconde était gardée par Le Bréant, ex-palefrenier de Monsieur. C'étaient de bonnes places. Le Bréant était, en outre, l'un des surveillants du jardin, où il avait une loge derrière le rond-point de Diane.

C'est la voix de Le Bréant que nous avons entendue au fond du corridor noir, quand le bossu entra par la cour des Fontaines. On attendait en effet le bossu; le régent était seul; le régent était soucieux.

Le régent avait encore sa robe de chambre, bien que la fête fût commencée depuis longtemps. Ses cheveux, qu'il avait très beaux, étaient en papillotes, et il portait de ces gants préparés pour entretenir la blancheur des mains. Sa mère, dans ses Mémoires, dit que ce goût excessif pour le soin de sa personne lui venait de Monsieur. Monsieur, en effet, jusqu'aux derniers jours de sa vie, fut autant et plus coquet qu'une femme.

Le régent avait dépassé sa quarante-cinquième année.

On lui eût donné quelque peu davantage à cause de la fatigue extrême qui jetait comme un voile sur ses traits. Il était beau néanmoins; son visage avait de la noblesse et du charme; ses yeux, d'une douceur toute féminine, peignaient la bonté poussée jusqu'à la faiblesse. Sa taille se voûtait légèrement quand il ne représentait point. Ses lèvres et surtout ses joues avaient cette mollesse, cet affaissement qui est comme un héritage dans la maison d'Orléans.

La princesse Palatine, sa mère, lui avait donné quelque chose de sa bonhomie allemande et de son esprit argent comptant; mais elle en avait gardé la meilleure part. Si l'on en croit ce que cette excellente femme dit d'elle-même dans ses souvenirs, chef-d'œuvre de rondeur et d'originalité, elle n'avait eu garde de lui donner la beauté qu'elle n'avait point.

Sur certains tempéraments d'élite, la débauche laisse peu de traces.

Il y a des hommes de fer; Philippe d'Orléans n'était point de ceux-là.

Son visage et toute l'attitude de son corps disaient énergiquement quelle fatigue lui laissait l'orgie. On pouvait pronostiquer déjà que cette vie, prodiguée, usait ses dernières ressources et que la mort guettait là quelque part au fond d'un flacon de champagne.

Le bossu trouva au seuil du cabinet un seul valet de chambre qui l'introduisit.

– C'est vous qui m'avez écrit d'Espagne ? demanda le régent qui le toisa d'un coup d'oeil.

– Non, monseigneur, répondit le bossu respectueusement.

– Et de Bruxelles ?

– Non plus de Bruxelles.

– Et de Paris ?

– Pas davantage.

Le régent lui jeta un second coup d'oeil.

– Il m'étonnait que vous fussiez ce Lagardère, murmura-t-il.

Le bossu salua en souriant.

– Monsieur, dit le régent avec douceur et gravité, je n'ai point voulu faire allusion à ce que vous pensez. Je n'ai jamais vu ce Lagardère.

– Monseigneur, repartit le bossu, qui souriait toujours, on l'appelait le beau Lagardère quand il était chevau-léger de votre royal oncle. Je n'ai jamais pu être beau ni chevau-léger.

Il ne plaisait point au duc d'Orléans d'appuyer sur ce sujet.

– Comment vous nommez-vous ? demanda-t-il.

– Maître Louis, monseigneur, dans ma maison. Au dehors, les gens comme moi n'ont d'autre nom que le sobriquet qu'on leur donne.

– Où demeurez-vous ?

– Très loin.

– C'est un refus de me dire votre demeure ?

– Oui, monseigneur.

Philippe d'Orléans releva sur lui son oeil sévère, et prononça tout bas : – J'ai une police, monsieur, elle passe pour être habile, je puis aisément savoir…

– Du moment que Votre Altesse Royale semble y tenir, interrompit le bossu, je fais taire mes répugnances. Je demeure en l'hôtel de M. le prince de Gonzague.

– A l'hôtel de Gonzague ! répéta le régent étonné.

Le bossu salua et dit froidement : – Les loyers y sont chers ?

Le régent semblait réfléchir.

– Il y a longtemps, fit-il, bien longtemps que j'entendis parler pour la première fois de ce Lagardère. C'était autrefois un spadassin effronté.

– Il a fait de son mieux depuis lors pour expier ses folies.

– Que lui êtes-vous ?

– Rien.

– Pourquoi n'est-il point venu lui-même ?

– Parce qu'il m'avait sous la main.

– Si je voulais le voir, où le trouverais-je ?

– Je ne puis répondre à cette question, monseigneur.

– Cependant…

– Vous avez une police, elle passe pour habile, essayez.

– Est-ce un défi, monsieur ?

– C'est une menace, monseigneur. Dans une heure d'ici, Henri de Lagardère peut être à l'abri de vos recherches, et la démarche qu'il a faite pour l'acquit de sa conscience, jamais il ne la renouvellera.

– Il l'a donc faite à contre-cœur, cette démarche ? demanda Philippe d'Orléans.

– A contre-cœur, c'est le mot, repartit le bossu.

– Pourquoi ?

– Parce que le bonheur entier de son existence est l'enjeu de cette partie, qu'il aurait pu ne point jouer.

– Et qui l'a forcé à jouer cette partie ?

– Un serment.

– Fait à qui ?

– A un homme qui allait mourir.

– Et cet homme s'appelait ?

– Vous le savez bien, monseigneur, cet homme s'appelait Philippe de Lorraine, duc de Nevers.

Le régent laissa tomber sa tête sur sa poitrine.

– Voilà vingt ans de cela, murmura-t-il d'une voix véritablement altérée; je n'ai rien oublié, rien ! Je l'aimais, mon pauvre Philippe, il m'aimait. Depuis qu'on me l'a tué, je ne sais pas si j'ai touché la main d'un ami sincère.

Le bossu le dévorait du regard. Une émotion puissante était sur ses traits. Un instant il ouvrit la bouche pour parler; mais il se contint par un violent effort. Son visage redevint impassible.

Philippe d'Orléans se redressa et dit avec lenteur : – J'étais le proche parent de M. le duc de Nevers. Ma sœur a épousé son cousin, M. le duc de Lorraine. Comme prince et comme allié, je dois protection à sa veuve, qui, du reste, est la femme d'un de mes plus chers amis. Si sa fille existe, je promets qu'elle sera une riche héritière et qu'elle épousera un prince si elle veut. Quant au meurtre de mon pauvre Philippe, on dit que je n'ai qu'une vertu, c'est l'oubli de l'injure, et cela est vrai : la pensée de la vengeance naît et meurt en moi en la même minute; mais, moi aussi, je fis un serment quand on vint me dire : « Philippe est mort ! » A l'heure qu'il est, je conduis l'État; punir l'assassin de Nevers ne sera plus vengeance, mais justice.

Le bossu s'inclina en silence. Philippe d'Orléans reprit : – Il me reste plusieurs choses à savoir, Pourquoi ce Lagardère a-t-il tardé si longtemps à s'adresser à moi ?

– Parce qu'il s'était dit : « Au jour où je me dessaisirai de ma tutelle, je veux que Mlle de Nevers soit femme et qu'elle puisse connaître ses amis et ses ennemis. » – Il a les preuves de ce qu'il avance ?

– Il les a, sauf une seule.

– Laquelle ?

– La preuve qui doit confondre l'assassin.

– Il connaît l'assassin ?

– Il croit le connaître, et il a une marque certaine pour vérifier ses soupçons.

– Cette marque ne peut servir de preuve.

– Votre Altesse Royale en jugera sous peu. Quant à la naissance et à l'identité de la jeune fille, tout est en règle.

Le régent réfléchissait.

– Quel serment avait fait ce Lagardère ? demanda-t-il après un silence.

– Il avait promis d'être le père de l'enfant, répondit le bossu.

– Il était donc là au moment de la mort ?

– Il était là. Nevers mourant lui confia la tutelle de sa fille.

– Ce Lagardère tira-t-il l'épée pour défendre Nevers ?

– Il fit ce qu'il put. Après la mort du duc, il emporta l'enfant, bien qu'il fût seul contre vingt.

– Je sais qu'il n'y a point au monde de plus redoutable épée, murmura le régent; mais il y a de l'obscurité dans vos réponses, monsieur. Si ce Lagardère assistait à la lutte, comment dites-vous qu'il a seulement des soupçons au sujet de l'assassin ?

– Il faisait nuit noire. L'assassin était masqué. Il frappa par derrière.

– Ce fut donc le maître lui-même qui frappa ?

– Ce fut le maître. Et Nevers tomba sous le coup, en criant : « Ami, venge-moi ! » – Et ce maître, poursuivit le régent avec une hésitation visible, n'était-ce point M. le marquis de Caylus-Tarrides ?

– M. le marquis de Caylus-Tarrides est mort depuis des années, répliqua le bossu; l'assassin est vivant. Votre Altesse Royale n'a qu'un mot à dire, Lagardère le lui montrera cette nuit.

– Alors, fit le régent avec vivacité, ce Lagardère est à Paris ?

Le bossu se mordit la lèvre.

– S'il est à Paris, ajouta le régent, qui se leva, il est à moi ! Sa main agita une sonnette, et il dit au valet qui entra : – Que M. de Machault vienne ici sur-le-champ ! M. de Machault était le lieutenant de police.

Le bossu avait repris son calme.

– Monseigneur, dit-il en regardant sa montre, à l'heure où je vous parle, M. de Lagardère m'attend, hors de Paris, sur une route que je ne vous indiquerai point, dussiez-vous me donner la question. Voici onze heures de nuit qui vont sonner. Si M. de Lagardère ne reçoit de moi aucun message avant onze heures et demie, son cheval galopera vers la frontière. Il a des relais, votre lieutenant de police n'y peut rien.

– Vous serez otage ! s'écria le régent.

– Oh ! moi, fit le bossu, qui se prit à sourire, pour peu que vous teniez à me garder prisonnier, je suis en votre pouvoir.

Il croisa les bras sur sa poitrine. Le lieutenant de police entrait. Il était myope, et ne voyant point le bossu, il s'écria avant qu'on l'interrogeât : – Voici du nouveau ! Votre Altesse Royale verra si on peut user de clémence envers de pareils brouillons. Je tiens la preuve de leurs intelligences avec Alberoni.

Cellamare est là-dedans jusqu'au cou, et M. de Villeroy, et M. de Villars, et toute la vieille cour qui est avec le duc et la duchesse du Maine.

– Silence ! fit le régent.

M. de Machault apercevait justement le bossu. Il s'arrêta tout interdit. Le régent fut une bonne minute avant de reprendre la parole.

Pendant ce temps, il regarda plus d'une fois le bossu à la dérobée.

Celui-ci ne sourcillait pas.

– Machault, dit enfin le régent, je vous avais précisément appelé pour vous parler de M. de Cellamare et des autres.

Allez m'attendre, je vous prie, dans le premier cabinet.

Machault lorgna curieusement le bossu, et se dirigea vers la porte.

Comme il allait franchir le seuil, le régent ajouta : – Faites-moi passer, je vous prie, un sauf-conduit tout scellé, et contresigné en blanc.

Avant de sortir, M. de Machault lorgna encore. Le régent, ne pouvant être bien longtemps si sérieux que cela : – Où diable va-t-on prendre des myopes pour les mettre à la tête de l'affût ? grommela-t-il.

Puis il ajouta !

– Monsieur, ce chevalier de Lagardère traite avec moi de puissance à puissance. Il m'envoie des ambassadeurs, et me dicte lui-même, dans sa dernière missive, la teneur du sauf-conduit qu'il réclame. Il y a là-dessous probablement quelque intérêt en jeu. Ce chevalier de Lagardère exigera sans doute une récompense.

– Votre Altesse Royale se trompe, repartit le bossu; M. de Lagardère n'exigera rien. Il ne serait pas au pouvoir du régent de France lui-même de récompenser le chevalier de Lagardère.

– Peste, fit le duc; il faudra bien que nous voyions ce mystérieux et romanesque personnage. Il est capable d'avoir un succès fou à la cour, et de ramener la mode perdue des chevaliers errants. Combien de temps nous faudra-t-il l'attendre ?

– Deux heures.

– C'est au mieux ! Il servira d'intermède entre le ballet indien et le souper sauvage. Cela n'est point dans le programme.

Le valet entra. Il apportait le sauf-conduit contre signé par le ministre Le Blanc et M. de Machault, Le régent remplit lui-même les blancs et signa.

– M. de Lagardère, reprit-il tout en écrivant, n'avait point commis de ces fautes qu'on ne puisse pardonner. Le feu roi était sévère à l'endroit des duels; il avait raison. Les mœurs ont changé, Dieu merci ! Depuis le temps, les rapières tiennent mieux dans le fourreau, La grâce de M. de Lagardère sera enregistrée demain, et voici le sauf conduit.

Le bossu avança la main, Le régent ne lâcha point encore l'acte.

– Vous préviendrez M. de Lagardère que toute violence de sa part rompt l'effet de ce parchemin.

– Le temps de la violence est passé, prononça le bossu avec une sorte de solennité.

– Qu'entendez-vous par là, monsieur ?

– J'entends que le chevalier de Lagardère n'aurait pu accepter cette clause il y a deux jours.

– Parce que ?… fit le duc d'Orléans avec défiance et hauteur.

– Parce que son serment le lui eût interdit.

– Il avait donc juré autre chose que de servir de père à l'enfant ?

– Il avait juré de venger Nevers…

Le bossu s'interrompit court.

– Achevez, monsieur, ordonna le régent.

– Le chevalier de Lagardère, répondit le bossu lentement, au moment où il emportait la petite fille, avait dit aux assassins; « Vous mourrez tous de ma main ! » Ils étaient neuf; le chevalier en avait reconnu sept, ceux-là sont morts.

– De sa main ? interrogea le régent, qui pâlit.

Le bossu s'inclina froidement en signe d'affirmation.

– Et les deux autres ? demanda encore le régent.

Le bossu hésita.

– Il est des têtes, monseigneur, que les chefs de gouvernement n'aiment point à voir tomber sur l'échafaud, répondit-il enfin en regardant le prince en face. Le bruit que font ces têtes en tombant ébranlent le trône. M. de Lagardère donnera le choix à Votre Altesse Royale. Il m'a chargé de lui dire; « Le huitième assassin n'est qu'un valet, M. de Lagardère ne le compte pas; le neuvième est le maître, il faut que cet homme meure. Si Votre Altesse Royale ne veut pas du bourreau, on donnera une épée à cet homme, et cela regardera M. de Lagardère. » Le régent tendit une seconde fois le parchemin.

– La cause est juste, murmura-t-il; je fais ceci en mémoire de mon pauvre Philippe, Si M. de Lagardère a besoin d'aide…

– Monseigneur, M. de Lagardère ne demande qu'une seule chose à Votre Altesse Royale.

– Quelle chose ?

– La discrétion. Un mot imprudent peut tout perdre.

– Je serai muet.

Le bossu salua profondément, mit le parchemin plié dans sa poche, et se dirigea vers la porte.

– Donc, dans deux heures ? dit le régent.

– Dans deux heures.

Et le bossu sortit.

– As-tu ce qu'il te faut, petit homme ? demanda le vieux concierge. Le Bréant, quand il vit revenir le bossu.

Celui-ci glissa un double louis dans sa main.

– Oui, dit-il; mais à présent je veux voir la fête.

– Tête bleu ! s'écria Le Bréant, le beau danseur que voilà !

– Je veux, en outre, continua le bossu, que tu me donnes la clé de ta loge dans le jardin.

– Pour quoi faire, petit homme ?

Le bossu lui glissa un second double louis.

– A-t-il de drôles de fantaisies, ce petit homme-là ! fit Le Bréant; tiens, voilà la clé de ma loge.

– Je veux enfin, acheva le bossu, que tu portes dans ta loge le paquet que je t'ai confié ce matin.

– Et y a-t-il encore un double louis pour la commission ?

– Il y en a deux.

– Bravo ! Oh ! l'honnête petit homme ! Je suis sûr que c'est pour un rendez-vous d'amour.

– Peut-être, fit le bossu en souriant.

– Si j'étais femme, moi, je t'aimerais malgré ta bosse, à cause de tes doubles louis, Mais, s'interrompit ici le bon vieux Le Bréant, il faut une carte pour entrer là-dedans.

Les piquets de gardes-françaises ne plaisantent pas.

– J'ai la mienne, répliqua le bossu; porte seulement le paquet.

– Tout de suite, mon petit homme, Reprends le corridor, retourne à droite, le vestibule est éclairé; tu descendras le perron. Divertis-toi bien, et bonne chance !

 

Table des matières

Titre

Le petit parisien

Première partie - Les maîtres en fait d’armes

La Vallée de Louron

Cocardasse et Passepoil

Les trois Philippe

Le petit Parisien

La botte de Nevers

La fenêtre basse

Deux contre vingt

Les maîtres en fait d’armes

Deuxième partie - L’hôtel de Nevers

La maison d’or

Deux revenants

Les enchères

Largesses

Où est expliquée l’absence de Faënza et de Saldagne

Dona Cruz

Le prince de Gonzague

La veuve de Nevers

Le plaidoyer

J’y suis

Où le bossu se fait inviter au bal de la Cour

Troisième partie - Les Mémoires d’Aurore

La maison aux deux entrées

Souvenirs d’enfance

La gitana

Où Flor emploie un charme

Où Aurore s’occupe d’un petit marquis

En mettant le couvert

Maître Louis

Deux jeunes filles

Les trois souhaits

Deux dominos

Lagardère !

Première partie - Le Palais-Royal

Sous la tente

Entretien particulier

Un coup de lansquenet

Souvenirs des trois Philippe

Les dominos roses

La fille du Mississipi

La charmille

Autre tête-à-tête

Où finit la fête

Guet-apens

Deuxième partie - Le contrat de mariage

Encore la Maison d’Or

Un coup de Bourse sous la Régence

Caprice de bossu

Gascon et Normand

L’invitation

Le salon et le boudoir

Une place vide

Une pêche et un bouquet

Le neuvième coup

Triomphe du bossu

Fleurs d’Italie

La fascination

La signature du contrat

Troisième partie - Le témoignage du mort

La chambre à coucher du régent

Plaidoyer

Trois étages de cachots

Vieilles connaissances

Cœur de mère

Condamné à mort

Dernière entrevue

Anciens gentilshommes

Le mort parle

Amende honorable