Critiques de « L'américanisme et la conjuration anti-chrétienne » (1899)

Par CC.RIDER le 8 sept. 2020

Quels sont les tenants et aboutissants de l’américanisme ? Que doit-on entendre par ce terme ? La doctrine chrétienne doit-elle s’adapter aux réalités modernes, aux « avances » sociétales ? Le catholicisme doit-il suivre l’exemple du protestantisme jusqu’à en devenir une sorte de variante ? Le Christ lui, ne change pas, il ne suit pas le « progrès » des temps. Il reste immuable, hier, aujourd’hui et demain et dans les siècles des siècles. Le catholicisme n’est ni américain, ni français, ni italien, il est universel. Il s’étend à toutes les époques, à tous les lieux, toujours et partout semblable à lui-même. Peu d’hommes sont capables d’athéisme intégral. Mais beaucoup sont tentés par l’indifférence, la tiédeur. Toutes les religions seraient également bonnes. Tel est le piège du modernisme…

Cet ouvrage se présente comme une thèse sans compromis de défense et illustration d’un catholicisme traditionnel et intégral. L’auteur trouve les origines du mal en remontant à la Renaissance, puis à la montée en puissance du Protestantisme et enfin à la Révolution française qui fut fondamentalement un rejet du divin sous la forme d’un parricide avec l’exécution du roi Louis XVI. Mais pourquoi s’intéresser à un texte paru en 1899 ? Tout simplement parce qu’il est étonnant de découvrir que ce livre de référence aurait pu être écrit de nos jours. Il suffirait de remplacer le mot « américanisme » par « mondialisme » ou « globalisme ». Les parties en présence sont exactement les mêmes. Les enjeux également. Rien n’a changé depuis plus d’un siècle si ce n’est une dégradation accélérée de la situation qui n’a fait qu’empirer encore et toujours. La vérité restera toujours une et éternelle. Le mensonge, la tromperie, toutes les déviances, même sous les oripeaux chatoyants du progrès, de l’hédonisme ou de la facilité immédiate n’auront toujours qu’un temps. Malgré une seconde partie intitulée « Documents et éclaircissements » nettement plus datée et donc moins convaincante, cet ouvrage constitue un véritable arsenal bourré de munitions pour la Tradition.