Critiques de « La route de glace » (2008)

Par CC.RIDER le 3 janv. 2019

De retour en Vendée, Pierre Métayer, désespéré d’avoir laissé seule Maïa en URSS, prend la place de son ami José qui devait partir combattre en Espagne dans les rangs des Républicains. Blessé à la hanche lors d’un bombardement, il est rapatrié en France et récupéré par Hélène, l’amie fidèle, qu’il finit par épouser et dont il aura un fils, Michel. La guerre venue, il se retrouve pris dans le STO et embarqué en Allemagne. Il y travaille comme mécano sur un vaisseau qui sera envoyé par le fond. Rescapé des terribles bombardements au phosphore sur la ville de Hambourg, il profite de la pagaille pour rentrer en France où il gagne les rangs de la Résistance en s’illustrant dans la forêt de Mervent. La guerre terminée, il peut retourner en URSS à titre de héros de la guerre et de la Résistance. Il retrouve Maïa dans un petit village sibérien. Ayant été blessée à un pied, elle ne peut plus exercer son art de danseuse et est devenue maîtresse de ballet. Elle aime encore Pierre et voudrait toujours échapper à l’enfer soviétique. Mais le pourra-t-elle un jour ?

Second tome, suite et fin de « La Flèche rouge », « La route de glace » est un beau roman historique et de terroir. Il couronne la saga de Pierre et de Maïa de fort belle manière. Les évènements se précipitent avec la guerre d’Espagne, la seconde guerre mondiale (la description des bombardements de l’Allemagne agonisante, un des grands moments de ce récit quasi épique ne peut que remplir d’horreur le lecteur). Cette histoire d’amour impossible prend une ampleur magnifique quand on voit tout ce que les deux amants doivent traverser pour arriver à se retrouver. Les personnages sont si attachants et cette histoire si prenante qu’il est difficile voire impossible de lâcher le livre avant de savoir comment tout ça va finir. Pour ne pas gâcher le plaisir d’éventuels lectrices ou lecteurs, nous ne dévoilerons pas la fin particulièrement réussie. Surprenante, dramatique et grandiose. Une complète réussite. Du très grand Viollier !