A propos de « Les nostalgiques » (1954 - Français) ajouté par CC.RIDER le 15 nov. 2020    

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Par CC.RIDER  le 15 nov. 2020

En 1945, Gévaudan et Binet se rencontrent discrètement dans un square parisien. Les deux hommes, qui viennent d’échapper de justesse aux griffes des épurateurs, rêvent de faire reparaître un journal, « Le Combattant Européen ». Binet est un ancien communiste passé au national-socialisme. Gévaudan a combattu sur le front russe dans les rangs de la SS. Ils espèrent continuer à diffuser leurs idées grâce à un trésor de guerre que les nazis auraient caché en Amérique du Sud. Gévaudan doit donc partir pour Buenos-Aires pour essayer de le récupérer. Mais, un mois plus tard, Binet est arrêté alors que Gévaudan, n’ayant rien trouvé, entre au service d’Eva Peron… Deux autres anciens SS, Dekercke et Lemoine, après un retour difficile de Russie, n’ont d’autre choix que le poteau d’exécution ou l'entrée dans la Légion. Ils optent pour cette dernière et finissent par se retrouver dans les combats d’Indochine… Sous le Pont-Neuf, Benvoar, étrange cul-de-jatte breton paralysé du côté gauche et sujet à des crises d’épilepsie en raison d’éclats d’obus fichés dans son crâne, survit en se traînant sur les trottoirs. Le malheureux, grand blessé de guerre du front russe, n’a droit à aucune aide sociale ni au moindre appareillage. Deux clochards l’aident à survivre, car il se refuse à tomber dans la mendicité.

« Les nostalgiques » n’est pas à proprement parler un roman, mais plutôt un reportage décrivant le parcours d’un certain nombre de parias, anciens soldats ayant survécu à l’enfer russe. Tous s’engagèrent dans la SS pour aller combattre le bolchévisme. Les nazis ayant perdu la guerre, ils se retrouvent traitres à leur pays. Ils doivent donc se cacher pour échapper à la prison ou à la mort. Dans la logique de leur engagement, certains reprennent le combat contre le communisme en Indochine, puis en Algérie et finissent même au Congo comme mercenaires de Mobutu. La plupart vivent une descente aux enfers sans espoir de remontée. Le personnage le plus émouvant reste Benvoar, dont l’instinct de vie hors norme suscite admiration et empathie. D’autres laissent une impression étrange comme le Belge qui passe tous ses étés à faire la tournée des hauts lieux du nazisme (Berchtesgaden, etc) sur son scooter Lambretta et ne manque jamais de passer saluer son ancien chef, Degrelle, caché à Madrid ou comme l’avocat qui croit qu’Hitler est ressuscité tel un nouveau Christ. Un ouvrage intéressant surtout à titre de document historique qui illustre parfaitement l’adage : « Malheur aux vaincus ! »

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