A propos de Octave Feuillet (1821 - 1890) ajouté par affinibook le 26 juil. 2010   

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Biographie

Par affinibook le 26 juil. 2010

Octave Feuillet, né à Saint-Lô le 10 août 1821 et mort à Paris le 28 décembre 1890, est un romancier et dramaturge français, surnommé le « Musset des familles »

Son père Jacques Feuillet était un avocat renommé qui devint secrétaire général de la Manche et premier président de la Société d’Agriculture, d’Archéologie et d’Histoire naturelle du département de la Manche, malheureusement il était desservi par une sensibilité exacerbée. Sa mère mourut quand il était encore au berceau. Il hérita de son père une certaine excitabilité nerveuse, bien que ce ne fût pas au même degré. On l'envoya à Paris, au Lycée Louis-le-Grand où il fit de brillantes études et on le destinait à la diplomatie.

En 1840, il confia à son père son intention de devenir plutôt écrivain et son père le renia. Il revint à Paris et vécut tant bien que mal en devenant journaliste. En collaboration avec Paul Bocage, il écrivit sous le nom de « Désiré Hazard » les pièces Echec et mat, Palma ou la nuit de Vendredi saint et La Vieillesse de Richelieu. Au bout de trois ans, son père lui pardonna et lui fit une pension. Feuillet put jouir alors d'une existence confortable à Paris et publia ses premiers romans.

Son père dont la santé déclinait de plus en plus, lui demanda de quitter Paris pour s'occuper de lui à Saint-Lô. Ce fut un grand sacrifice, mais Octave Feuillet obéit. En 1851, il épousa sa cousine Valérie Dubois, fille du maire de Saint-Lô, qui était auteur elle aussi. Pendant son « exil » à Saint-Lô (rendu pénible par la manie de son père pour la solitude et son humeur tyrannique), il écrivit quelques-uns de ses meilleurs ouvrages. Il connut son premier grand succès en 1852, quand il publia un roman, Bellah, et une comédie, La Crise. Tous deux furent réimprimés dans la Revue des deux mondes, où parurent également un grand nombre de ses romans ultérieurs. D'autres œuvres furent acclamées comme La Petite Comtesse (1857), Dalila (1857) et Le Roman d'un jeune homme pauvre qui fut très populaire (1858).

Feuillet lui-même fit à Saint-Lô une dépression nerveuse, que le dévouement de sa femme et de sa belle-mère l'aida à surmonter. En 1857, il revint finalement à Paris pour superviser la répétition d'une pièce de théâtre qu'il avait adaptée de son roman Dalila. L'année suivante, il fit la même chose avec Un jeune homme pauvre. Malheureusement, son père mourut à un moment où il était loin de la maison.

Feuillet et sa famille s'installèrent immédiatement à Paris, où il eut les faveurs de la cour du Second Empire. Ses pièces furent jouées à Compiègne, avant d'être données au public, et à une occasion l'impératrice Eugénie elle-même joua le rôle de Mme de Pons dans Les Portraits de la Marquise.

Feuillet n'abandonna pas le roman et, en 1862, il obtint un grand succès avec Sibylle. À cette époque, pourtant, sa santé avait commencé à décliner, affectée par la mort de son fils aîné. Il quitta Paris pour la Normandie plus tranquille. Le vieux château de famille avait été vendu, mais il acheta une maison appelée « Les Palliers » dans la banlieue de Saint-Lô et il y vécut, enterré au milieu de ses roses, pendant quinze ans.

Il entra à l'Académie française en 1862 et, en 1868, devint bibliothécaire du palais de Fontainebleau, avec obligation d'y résider un mois ou deux chaque année. 1867 fut l'année de son chef-d'œuvre, Monsieur de Camors, et en 1872 il écrivit Julia de Trécœur. Après la vente des Paillers, il passa ses dernières années dans une errance continuelle, due à sa dépression et à des problèmes. Il mourut à Paris le 29 décembre 1890. Son dernier livre avait été Honneur d'artiste (1890).

Feuillet tient le milieu entre les romantiques et les réalistes. Sa réputation vient de sa façon de décrire la vie, à la fois élégante et lucide, de sa représentation des personnages féminins, de ses analyses de la psychologie et des sentiments de ses personnages, ainsi que du style de sa prose, excellent, discret mais spirituel.

Bibliographie


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